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Les apnées du sommeil modifient les rythmes quotidiens de l'activité métabolique

( 25/02/2026 )

Les apnées du sommeil modifient les rythmes quotidiens de l'activité métabolique

Près d’un milliard de personnes dans le monde est concerné par les apnées du sommeil. ces dernières provoquent des épisodes répétés de manque d’oxygène, pendant la nuit, appelés hypoxie intermittente. Une étude menée par des scientifiques de l’Université Grenoble Alpes, de l’Inserm et du CHU Grenoble Alpes montre que ces épisodes réorganisent l’horloge biologique du foie, modifiant les rythmes quotidiens de son activité métabolique.

Les résultats de cette étude, publiée le 25 février 2026, dans la revue Science Advances, mettent en lumière un aspect jusqu’ici méconnu de la maladie et pourraient aider à mieux cibler le moment optimal d’administration des traitements pour en améliorer l’efficacité.
Ils montrent que l’hypoxie intermittente ne se contente pas d’altérer certaines voies énergétiques majeures orchestrées par le foie, telles que le métabolisme du glucose et des lipides, mais qu’elle en reprogramme profondément l’organisation circadienne.
Par exemple : l’analyse métabolomique révèle que près de la moitié des métabolites hépatiques présentent un rythme sur 24 heures et que plus d’un tiers d’entre eux acquièrent un nouveau rythme sous hypoxie intermittente. Cette redistribution des rythmes métaboliques au cours de la journée traduit une véritable reprogrammation temporelle de l’activité hépatique et met en lumière une dimension jusqu’ici sous-estimée des apnées du sommeil.

Nouvelles perspectives

Ces travaux ouvrent ainsi de nouvelles perspectives en chronomédecine. En reprogrammant les rythmes métaboliques du foie, l’hypoxie intermittente pourrait modifier la réponse de l’organisme à certains médicaments, notamment ceux agissant sur la glycémie ou le métabolisme lipidique. Leur efficacité pourrait ainsi varier selon l’heure de la journée, avec des moments optimaux d’administration différents de ceux observés chez des personnes ne présentant pas ce trouble respiratoire. Cela souligne l’intérêt d’intégrer la dimension temporelle dans la prise en charge des apnées du sommeil.

(Source : communiqué Inserm du 20/02/26)

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